Estuaires et dunes de Picardie

Baie de Somme et Baie d’Authie

La Baie de Somme et la Baie d’Authie sont les deux plus grands estuaires du nord de la France où de grandes plages de sable rectilignes bordent un vaste massif dunaire.


Dunes en baie de Somme - Dunes en baie de Somme Crédits : Thierry Rigaux / Région Picardie

Entre eau douce et eau salée, ces deux estuaires battent au rythme des marées qui, à chaque reflux, découvrent la “slikke”, zone de vasières et d’immenses étendues de sable.

Rarement inondées, les parties surélevées (“schorre” ou prés-salés) sont couvertes d’une végétation dense parsemée de multiples mares vouées à la chasse au gibier d’eau.

Du Crotoy à Fort-Mahon, de grandes plages de sable rectilignes bordent un massif dunaire très étendu (4 500 hectares), limité à l’est par les bas-champs du Marquenterre. Ce massif, dont certaines dunes peuvent atteindre 20 à 30 mètres de hauteur, est ponctué de dépressions humides (ou “pannes”).

Abondance

Sur les dunes en formation s’installe une flore adaptée aux embruns salés, comme le rare élyme des sables. L’oyat, ainsi que le liseron des dunes et l’euphorbe des dunes, colonisent ces sables mobiles appelés “dunes blanches”.

À l’abri derrière cette avant-garde en proie aux caprices d’Eole, s’étendent les “dunes grises”, couvertes d’arbustes (argousier, troène, sureau noir) et de pelouses rases de mousses et de lichens.

En arrière, alternent graminées, taillis et plantations de résineux.

Baies, dunes, marais... tout concourt ici à une vie foisonnante. Les 350 espèces d’oiseaux (65 % de l’avifaune européenne) qui passent ou se reproduisent dans la Baie de Somme et ses alentours ne s’y sont pas trompées. Les tadornes de Belon nichent par dizaines parmi les dunes. Un coup d’aile leur suffit pour venir se restaurer dans les vasières, source de nourriture extraordinairement abondante. Des nuées de limicoles (huitrier-pie, courlis cendré, chevalier gambette...) attendent aussi la marée basse pour se repaître d’une profusion de mollusques, crabes, vers marins que recèlent ces vases bienfaitrices.

Les hommes profitent également de ces ressources naturelles (coques, crevettes, prés- salés pâturés par des moutons…) exploitées par des professionnels.

Préservation du milieu naturel

Sous l’action du vent et de la mer, baies et dunes, milieux naturels exceptionnels, sont en perpétuelle évolution (ensablement, recul des dunes…). Le développement raisonné de l’urbanisation et des activités industrielles, portuaires et touristiques a permis au littoral picard de conserver son caractère sauvage. Les acquisitions de terrains réalisées et les mesures de protection mises en œuvre doivent permettre de transmettre ce patrimoine exceptionnel aux générations futures.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Conservatoire des Sites Naturels de Picardie

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