Creil et son bassin industriel

Début du XXe

Les usines se multiplient à Creil après l’arrivée du chemin de fer en 1848. Paris est tout proche. Les sociétés ont leur siège à Paris et construisent les ateliers à Creil qui devient un centre métallurgique alors que ses ressources ne l’y prédisposaient pas.


Gare de Creil Crédits : Région Picardie

La gare de Creil est située à 51 km de la gare de Paris Nord, sur la rive droite de l’Oise ; les quartiers les plus anciens de la ville s’élevent sur la rive gauche la plus accidentée. Les usines de Montataire, Creil et Nogent-sur-Oise ont occupé des terrains autour de la gare et le long des voies ferrées ; l’activité de industrielle a remonté les vallées de l’Oise (Villers-Saint-Paul), de la Brèche (Liancourt) et du Thérain (Cramoisy).

Activités

Malgré l’éloignement du minerai de fer et l’absence de hauts fourneaux, Creil est devenu un centre métallurgique regroupânt des fonderies, des forges, des entreprises de constructions métallique et mécanique (aciers, tôles galvanisées, tréfilerie, soudure, bronze, aluminium, machines agricoles). Plusieurs maisons fabriquent des ponts, des portes d’écluses et autres gros ouvrages en fer : la plus importante (Daydé et Cie) compte parmi ses travaux les ponts Mirabeau et de Tolbiac à Paris et le hall de la gare des chemins de fer du Midi à Bordeaux.

Les carrières de pierre calcaire, qui entaillent profondément les versants des vallées (Saint-Leu d’Esserent), ont diminué d’importance. La faïencerie de Creil a disparu à la fin du XIXe siècle, la verrerie est en décadence. Mais les briqueteries et les industries céramiques sont très actives.

Ressources et démographie

La voie ferrée occupe environ 1500 travailleurs (à Creil, sur l’une des plus belles voies navigables de France, le train est aujourd’hui v plus économique que le bateau). La région avait offert de tous temps certaines ressources : pierre, glaise, bois, chutes de la Brèche et du Thérain, communications par eau. Mais, si les Forges de Montataire et la faïencerie de Creil grandirent dès le début du XIXe siècle, c’est seulement après l’apparition du chemin de fer (1846) que les usines se multiplient. Paris est devenu tout proche (l’atelier s’élève à Creil, où la main d’œuvre est payée un peu moins cher, le siège social s’établit dans la capitale). Le mouvement de population montre le rôle du chemin de fer : En 1806, Creil, Montataire et Nogent comptaient respectivement 1161, 882 et 593 habitants ; en 1846, elles en avaient 2223, 2226, 830 ; le recensement de de 1921 leur en attribue 10359, 7809 et 5556 (immigrants de toute la France et de Belgique. Creil seule a pris quelques airs de ville ; Montataire est restée une longue rue ouvrière ; Nogent un simple faubourg. Les communes environnantes comprennent presque toutes une minorité de cultivateurs et une majorité de travailleurs d’usine.

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Picardia

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