Colza

Brassica napus var. oleifera L., de la famille des Brassicaceae

La culture du colza est en régression. L’adjonction d’un dérivé du colza dans les carburants assurera-t-il un nouveau développement de cette culture ?


Champ de colza Crédits : Matière de Picardie, Colza

Au XIXe siècle se développe la culture des oléagineux œillette et colza, pour les besoins de l’alimentation mais aussi de l’industrie.

Ces cultures régressent fortement à la fin du XIXe siècle avec l’utilisation croissante de l’huile d’arachide et du pétrole.

Depuis 1973, la production de colza a subi de fortes variations : alors que les surfaces cultivées pour le colza avaient été multipliées par 6 entre 1985 et 1991, elles se sont fortement réduites depuis lors.

On utilise couramment l’huile de colza dans la nourriture.
Le colza est aussi une plante fourragère, excellente pour préparer des herbages. Le tourteau de l’huile de colza est donné au bétail.
Le colza est aussi un des composants du « carburant vert ».

Le débouché que constitue l’adjonction d’un dérivé du colza dans les carburants assurera-t-il un nouveau développement de cette culture ?

Le colza est peut-être originaire d’Afrique ou d’Europe méridionale mais, en tous cas, il était déjà connu il y a quelques millénaires, en dehors de son centre d’origine, en Russie et en Chine.

Botaniquement, on le considère comme un navet à racine grêle ou une variété oléifère de rave. Le colza est une Brassicaceae annuelle à tige pouvant atteindre le mètre, à feuilles non charnues, lisses et glauques. Les fleurs sont grandes, jaune d’or et, avant leur épanouissement qui a lieu d’avril à juin, elles se présentent en grappes serrées. Leurs fruits sont des siliques à bec, contenant une multitude de petites graines pâles finement ponctuées.

Usages médicinaux

Ce sont les graines, à l’intérieur du fruit, qui sont employées, aussi bien en alimentation qu’en phytothérapie.
Cette graine était considérée comme adoucissante, cicatrisante, laxative : on l’employait aussi bien pour soigner les bronchites, les trachéites que les engelures. Son huile était utilisée comme laxatif et vermifuge.

Folklore

Brassica viendrait du grec « prasibê » : le légume, le chou étant « le » légume par excellence des Anciens. Et “napus” désignait, chez les Romains, un chou à racine renflée, “oleifera” évoquant bien sûr les propriétés oléagineuses de la plante.

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Picardia

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