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Chercheurs en Picardie !

Enrico Natalizio, Alejandro Franco et Irina Korichneva sont arrivés récemment en Picardie, pour y mener des projets de recherche. Leurs thématiques respectives : les systèmes de robot, la batterie lithium-air et le cancer du sein.

Enrico Natalizio : des drones pour prévenir les inondations


Enrico Natalizio Crédits : Région Picardie

Enrico Natalizio est maître de conférences à l’Université de technologie de Compiègne depuis septembre 2012. Ce chercheur italien de 38 ans, spécialisé dans les réseaux de robots, a été sensible au rayonnement international du laboratoire Heudiasyc.

Enrico Natalizio a l’idée de proposer un système multi-robots pour prévenir et gérer les inondations : le projet IMATISSE - Inundation Monitoring and Alarm Technology In a System of SystEms.

Son projet repose sur l’association de 3 systèmes :

  • un réseau de capteurs à la surface de l’eau, qui analysent la température, le débit ou la pluviométrie,
  • un réseau de drones qui envoient les données des capteurs vers une « station base »,
  • un 3èùe réseau, « Mobile Crowd Sensing », qui fait appel au sens civique des Picards : « Chacun utilise aujourd’hui sa tablette ou son smartphone pour filmer ou prendre des photos. Partager ces données sur une application dédiée s’avérera utile pour aider les secours en cas de catastrophe naturelle. » ( Enrico Natalizio ).

Assisté par deux postdoctorants, le chercheur italien doit relever plusieurs défis scientifiques, comme faire communiquer les capteurs avec les drones de « façon dynamique », en optimisant la consommation des batteries, afin d’obtenir des données et des vidéos en « temps réel ». Objectif : présenter un prototype d’ici 3 ans.

Alejandro Franco : plongée à l’intérieur d’une batterie lithium-air


Alejandro Franco Crédits : Région Picardie

À 36 ans, Alejandro Franco apprécie ses balades dominicales entre la baie de Somme et Amiens, et le financement de son projet de recherche, MASTERS - Modeling and Advanced Simulation of electrochemical Technologies for Energy Reversible Storage.

Professeur de chimie depuis septembre 2013 à l’Université de Picardie Jules-Verne (UPJV), il étudie le fonctionnement de la batterie lithium-air, une technologie d’avenir . « Avec une batterie lithium-air, on pourrait imaginer de remplacer les moteurs à combustion par des moteurs électriques dans les voitures, ou recharger son téléphone portable beaucoup moins souvent. » ( Alejandro Franco)

« Pour déployer ces technologies, nous devons encore assurer la stabilité des matériaux qui induisent des pertes de puissance, et réduire le déficit énergétique : la batterie nécessite une quantité d’énergie bien plus importante pour la recharger qu’elle peut en délivrer. Pour valider la pertinence des équations mathématiques, nous utiliserons des outils de simulation numérique et de réalité virtuelle. Grâce à des lunettes immersives en 3D, il sera possible de plonger à l’intérieur d’une batterie de quelques centimètres cubes. » ( Alejandro Franco)

Pour aller au bout de son projet, Alejandro Franco collabore avec les laboratoires Heudiasyc de l’UTC et le laboratoire amiénois de Mathématiques fondamentales et appliquées (LAMFA) de l’UPJV. Un environnement de travail idéal : « Le LRCS me permet de développer mes recherches en toute liberté et d’assouvir ma passion pour l’enseignement ». Le chercheur connaissait déjà la renommée internationale du laboratoire picard quand il travaillait au CEA à Grenoble dans le domaine des piles à combustible.

Irina Korichneva, le cancer du sein et la signalisation intra-cellulaire


Irina Korichneva Crédits : Région Picardie

« Nous disposons de tous les moyens pour développer notre projet. Qui plus est, avec les meilleurs de notre discipline. » Irina Korichneva est enseignante de physiologie à l’UFR des Sciences de l’Université de Picardie Jules-Verne depuis 2012. Cette Américaine d’origine russe a passé une grande partie de sa carrière aux États-Unis et en France.

« Après avoir étudié le développement des pathologies liées au stress dans des modèles animaux, mes recherches portent actuellement sur le cancer du sein toujours dans le domaine de la signalisation intracellulaire. » (Irina Korichneva).

Épaulée par 2 maîtres de conférences, Irina Korichneva coordonnera le projet PROCATHYZ - Progression du cancer du sein en hypoxie : régulation du canal TRPM7 par le zinc. « Nous nous intéresserons plus particulièrement à des protéines localisées au niveau de la membrane plasmique : les canaux calciques TRPM7. Ces protéines constituent un marqueur de mauvais pronostic du cancer du sein, une pathologie qui se développe dans un milieu pauvre en oxygène (hypoxie). » (Irina Korichneva)

Problème majeur de santé publique, le cancer du sein constitue la principale cause de mortalité chez la femme entre 35 et 65 ans. En Picardie, l’incidence du cancer du sein est supérieure de 8 % à la moyenne nationale.

Contributeur(s) initial(ux)

LAVAL Nadine

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