Châteaux d’eau en Picardie

Un patrimoine industriel

L’utilisation de pompes pour la mise sous pression des réseaux de distribution de l’eau rendent inutiles les châteaux d’eau et leurs réservoirs perchés pour permettre à l’eau de s’écouler par gravité.


Les Romains se sont préoccupés de l’approvisionnement en eau de leurs cités. Aqueducs et châteaux d’eau étaient nombreux dans la Rome antique. Le « Castellum », richement orné, recevait l’eau des aqueducs.

Le savoir faire des Romains a été oublié jusqu’à la fin du XIXe siècle. On utilisait le système rudimentaire de la fontaine publique et du porteur d’eau, un des petits métiers des rues d’autrefois et un des cris de Paris.

Le château d’eau revient timidement au XIXe siècle, puis les équipements d’adduction d’eau prennent leur essor dans l’entre-deux-guerres, en même temps que l’électrification.

En 1930, 23 % des communes française disposent de la distribution d’eau courante à domicile.

En 1945, seulement 30 % des communes rurales sont raccordées.

Ce n’est qu’entre 1960 à 1970 que les ruraux accèdent au confort de l’eau courante.

Jusqu’en 1980, les châteaux d’eau sont des points de repère dans l’espace grâce à leur architecture caractéristique alliant fonctionnalité et esthétique.
A Caix, entre Amiens et Roye, sur le bord de la départementale 934 et à l’entrée du village, on ne peut manquer les trois constructions peintes en rouge !

Ces réservoirs, construits en 1920 et 1921 par la société Eau et Assainissement,  ont un volume de 600 m³ chacun. Le diamètre des cuves est de 12m environ. Les réservoirs sont perchés en haut de six poteaux de section carrée, en béton armé, ancrés dans des fondations sur semelle circulaire en gros béton de pierralles.
Le château d’eau a ses défenseurs qui mettent en avant ses avantages (existence d’un bassin de décantation de l’eau, pression constante dans le réseau, réserve en cas de pénurie localisée) et des détracteurs qui fustigent son impact négatif sur le paysage, son coût, son inutilité à présent grâce à l’amélioration des techniques de mise sous pression des réseaux.

Aujourd’hui les réservoirs sont enterrés et les anciens château d’eau ont, pour la plupart, rejoint le patrimoine industriel.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; CRDP Picardie

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