Amiens, les quartiers

Histoire et rénovations des quartiers d’Amiens

L’agglomération d’Amiens apparaît aérée. Très étendue, elle ne regroupe que 160000 habitants sur une surface qui, à Lille ou à Lyon, concentre 1 million de personnes. Ses quartiers sont très différenciés.


Amiens Crédits : CRDP Amiens

La photo montre la ville Amiens, vue depuis le sud, sud-est.

Le couloir verdoyant et humide de la vallée de la Somme forme l’axe zonal de l’agglomération.

En bas de la photo, la Somme qui vient de l’est (à droite) conflue avec l’Avre qui arrive du sud-est, à gauche. Les lits des cours d’eau ne se discernent guère au milieu des arbres et des étangs qui trouent le fond des deux vallées. L’abondante végétation arborée masque les hortillonnages qui formentun poumon vert au coeur de l’agglomération.

La voie ferrée venant de Paris suit la vallée pour atteindre la gare centrale (en haut à gauche) derrière laquelle on aperçoit la Tour Perret et, plus loin, la cathédrale. En bas à gauche se termine le faisceau des voies de la gare de triage de Longueau.

À droite s’étalent les communes suburbaines de Camon (en bas) et Rivery (en haut) avec leurs pavillons individuels.

En haut se dressent les immeubles collectifs du quartier Amiens-Nord.

À gauche s’étend la ville de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, avec ses faubourgs de « maisons amiénoises » bâties en brique.

Dans le coin inférieur gauche s’élèvent, au milieu des marais, deux vastes immeubles en arc de cercle, construits dans les années 1970 pour abriter des familles en difficulté.

La vue prise du sud-ouest montre la moitié occidentale de l’agglomération.


Amiens sud-ouest Crédits : CRDP Amiens

À l’arrière-plan : la tache verte des hortillonnages.

Au second plan gauche : les immeubles collectifs d’Amiens-Nord.

Au second plan droit : le centre-ville.

Au centre : le plan d’eau de la promenade de La Hotoie bordé à gauche par le zoo.

Au premier plan : à droite, l’hippodrome et au centre, le parc des expositions avec son aire de stationnement.

Au premier plant le chantier du grand stade de la Licorne, inauguré en 1999.

À gauche, les ronds points jalonnant la voie rapide qui mène à l’autoroute A16.

Le centre-ville d’Amiens , vue aérienne depuis le sud-sud-est


Amiens centre Crédits : CRDP Amiens

Cette vue présente une coupe sud-nord à travers Amiens.

Le centre, aux maisons de briques rouges peu élevées, contraste avec les extensions des trente dernières années, au nord (en haut) et au sud (en bas) où dominent les immeubles collectifs en béton.

Tout en bas à gauche s’étend le quartier des lycées avec une fraction de la cité scolaire qui regroupe trois lycées publics avec leur piscine, leur stade, leurs ateliers et le grand lycée privé de La Providence (bâtiments blancs).

En arrière de ce complexe scolaire s’étend le quartier Henriville, bâti au tournant des XIXe et XXe siècles en maisons individuelles avec jardins.

Au milieu du cliché, une ligne arborée signale l’arc des boulevards intérieurs au-delà desquels, vers le haut de la vue, s’étend le coeur de la ville avec ses bâtiments officiels dont la cathédrale.

Derrière la cathédrale, sur la gauche, s’allongent transversalement les bâtiments gris-bleu de la faculté des Sciences tandis que sur la droite se dresse la Tour Perret.

En arrière, la vaste tache verte signale le parc Saint-Pierre.

À l’arrière-plan se dressent les barres d’HLM du quartier Amiens-Nord.

Le centre-ville d’Amiens, vue aérienne depuis sud-sud-ouest


Amiens centre Crédits : CRDP Amiens

La vue est centrée sur la cathédrale. Juste sur sa droite on repère les vastes bâtiments du Palais de Justice où siègent, outre le Tribunal de Grande Instance et la Cour d’Assises, la Cour d’Appel dont la juridiction s’étend sur toute la Picardie.

Un peu plus loin à droite et un peu plus bas, un massif arboré signale le parc de la préfecture et du Conseil général de la Somme. Sur sa gauche, de grands bâtiments de pierre blanche renferment la Bibliothèque et le Musée.

Un peu à droite et encore plus bas, le long du large boulevard arboré se tient le siège du Conseil régional de Picardie. En suivant ce boulevard intérieur vers la gauche on voit un vaste bâtiment de briques rouges, flanqué de trois bâtiments parallèles : il s’agit de la Faculté de Médecine.

Parvenu à l’extrémité gauche du boulevard, on voit, en arrière de lui, les toitures et les verrières du complexe sportif du Coliseum que côtoie, à l’arrière-droit, la Maison de la Culture.

Plus loin, on reconnaît le beffroi, flanqué à sa gauche des nouvelles halles et d’un complexe commercial moderne. À la droite du beffroi se dresse l’hôtel de ville.

Un peu en arrière des halles s’étendent les bâtiments de la faculté des Sciences.

À droite de la vue, on repère la tour Perret qui domine la gare et le récent complexe d’activités tertiaires « Amiens 2 ».

À droite, au-delà du boulevard intérieur, s’élève un bâtiment à coupole circulaire : le cirque municipal Jules-Verne, l’un des rares cirques en pierre de France, bâti à l’initiative de Jules Verne, conseiller municipal d’Amiens.

En haut à gauche, le vaste espace vert avec un plan d’eau est le parc Saint-Pierre. On remarque la relative rareté dans le centre d’Amiens des tours et grands immeubles collectifs : pour l’essentiel Amiens est une ville basse et aérée.

Le centre de l’agglomération d’Amiens, vue aérienne depuis l’est-sud-est


Amiens centre-ouest Crédits : CRDP Amiens

Au centre se dresse la Tour Perret, précédée de la gare. Ces bâtiments marquent la limite est de la ville historique, ceinturée par les boulevards intérieurs dont on voit à gauche la trouée verdoyante dans le tissu urbain.

Ils se raccordent, à droite, aux quais de la Somme.

L’axe ferroviaire Paris-Calais, bordé d’entrepôts, traverse la ville d’est en ouest.

La Somme arrive de l’est (à droite). Sa large vallée est restée verdoyante sauf au centre de l’agglomération où les constructions ont grignoté cet espace naturel.

À droite du lit de la Somme, s’étalent les hortillonnages.

En haut à droite, se dresse le quartier d’Amiens-Nord avec ses nombreux immeubles collectifs bâtis dans les années soixante.

En bas et à gauche s’étalent les faubourgs construits autour de 1900 avec leurs maisons de briques rouges et leurs jardins.

Le centre et le nord de l’agglomération d’Amiens , vue aérienne depuis le sud-sud-ouest


Amiens centre-nord Crédits : CRDP Amiens

Amiens s’étale de part et d’autre de la Somme qui traverse la vue de la droite vers la gauche. À l’extrême droite l’immense tache verte des hortillonnages.

En bas, Amiens-Sud avec ses multiples maisons individuelles de briques rouges, prolongées vers l’intérieur des îlots urbains par des jardins de plus en plus vastes au fur et à mesure qu’on s’éloigne du centre-ville.

Deux ceintures de boulevards se dessinent : les boulevards extérieurs forment un arc de cercle en bas de la vue, de la droite vers la gauche jusqu’à un groupe d’immeubles collectifs.

Les boulevards intérieurs passent vers le centre du cliché, se signalant par leur large trouée arborée. On les repère en avant de la Tour Perret.

À l’intérieur du coeur de ville, on reconnaît la cathédrale, le beffroi bordé par l’ensemble immobilier récent des nouvelles halles.

À gauche, un groupe de petits immeubles collectifs encadre un stade bordé par le complexe sportif du Coliseum et la Maison de la Culture.

En bas à gauche, s’étend un vaste ensemble de casernes témoignant du rôle militaire tenu jadis par Amiens. Ce quartier militaire, aujourd’hui abandonné par l’armée, est maintenant réaménagé en zone résidentielle et d’activité économique.

La voie ferrée se dédouble en une ligne qui file à gauche vers Abbeville, Boulogne, Calais et une autre qui part, au coin inférieur gauche, vers Rouen.

À l’arrière-plan, au Nord de la Somme, s’étend jusqu’à la campagne le quartier d’Amiens-Nord avec ses HLM vers la gauche et ses pavillons vers la droite. Amiens Métropole s’étend sur plus de 10 km de diamètre, c’est 173 000 habitants regroupés dans vingt-sept communes.

L’hypercentre d’Amiens

L’hypercentre d’Amiens, vue aérienne rapprochée depuis le sud-ouest


Amiens centre Crédits : CRDP Amiens

La Somme traverse la vue du coin supérieur droit vers le coin inférieur gauche. Le grand axe routier sud-nord, Paris-Arras-Lille la franchit par un large pont qui domine sur la gauche le parc Saint-Pierre.

Entre le parc et la Somme s’étend le populaire quartier Saint-Leu. Face à nous s’allonge le célèbre alignement des maisons rénovées du quai Bélu le long duquel stationnent quelques bateaux de tourisme.

De nombreuses brasseries attirent une clientèle jeune.

Sur le quai opposé, là où stationnent des automobiles, se tient chaque samedi un grand marché de produits frais, héritier du « Marché sur l’eau » où les maraîchers venaient vendre les légumes de leurs hortillonnages.

Au centre du cliché s’allongent les récents bâtiments de brique rose des facultés de Droit et d’Économie.

À gauche, en direction de l’église Saint-Germain (en bas à droite) et du beffroi, se dressent les bâtiments de brique rouge, témoins de la reconstruction du centre d’Amiens après les graves destructions de la Seconde Guerre mondiale.

À droite du beffroi s’étend l’îlot occupé par la Poste centrale et, en bas, l’hôtel de ville (en partie coupé). Vers le bas à droite une rue menant à la cathédrale aligne ses immeubles de pierre blanche, eux aussi issus de la reconstruction des années 1950.

L’hypercentre d’Amiens, vue semi-aérienne vers l’ouest


Amiens, centre Crédits : CRDP Amiens

Le beffroi sert de repère avec, en arrière, les bâtiments blancs des nouvelles halles et du complexe commercial surmonté d’étages d’habitation.

Autour de cet ensemble s’étendent les immeubles de brique rouge issus de la reconstruction des années 1950.

Au second plan à gauche s’élèvent les immeubles de pierre des « ISAI », édifiés à la même époque autour d’un stade aujourd’hui amputé par la construction récente du complexe sportif du Coliseum (avec sa toiture en verre).

À gauche, à l’arrière-plan, se devinent la pelouse de l’hippodrome et au-delà les bâtiments de la Foire Exposition.

À droite : le quartier de La Hotoie, avec son plan d’eau bordé à gauche par une plaine de jeux et à droite par le zoo, dominé par des immeubles récents et un lycée neuf.

Quartier par quartier

Le quartier de la cathédrale


Amiens, aménagement quartier cathédrale Crédits : CRDP Amiens

L’aménagement de la Z.A.C. Cathédrale a particulièrement retenu l’attention des habitants, des médias et des décideurs locaux. Les enjeux étaient complexes, préserver les abords d’un monument, classé au patrimoine mondial, refondre le paysage urbain et les fonctions de ce quartier central.


Amiens chathédrale Crédits : CRDP Amiens

En 2004, les travaux concernant le parvis nord de la cathédrale sont achevés. Un des nouveaux bâtiments construits est accusé de cacher à la vue le monument. Certes, au Moyen Âge, l’habitat était encore plus resserré autour des lieux de culte !

En 2006 et 2007 des fouilles sont effectuées sur le bas parvis et le marché aux herbes. Des vestiges du rempart du Bas-Empire romain, des habitats antiques sont mis à jour.

En 2008, la reconstruction de ces huit hectares situés en limite de l’hyper-centre, la jonction entre les quartiers anciens des bords de Somme, Saint Leu notamment, et de ceux issus de la reconstruction des années 1940-50, au Sud de la cathédrale est achevée.


Amiens cathédrale Crédits : CRDP Amiens

Avec ces nouveaux immeubles en briques et pierres, un appareillage traditionnel dans le nord de la France, se clôt la zone occupée par le parvis de la cathédrale, tout en préservant la vue du monument depuis les bas quartiers.

Le centre-ville retrouve une continuité spatiale à l’intérieur de la ceinture des boulevards extérieurs.

Autour de la place du Feurre, un Hôtel Mercure d’une capacité de 100 chambres, 160 logements livrés en 2013-2014, ainsi que l’Institut du monde gothique sont construits au milieu des canaux et en préservant les jardins Dufau.


Amiens cathédrale Crédits : CRDP Amiens

Le quartier Saint-Leu


Amiens, Saint Leu Crédits : CRDP Amiens

Le quartier traditionnel et populaire de Saint-Leu, dominé par la tour de son église, a gardé la trame ancienne de ses rues étroites longeant de petits canaux.

Rénové, il offre à deux pas du centre-ville, de la gare, en bordure du parc Saint-Pierre, de pittoresques promenades.

Devenu un pôle intellectuel il accueille aujourd’hui les facultés des Sciences, de Droit, d’Économie, le Centre régional de documentation pédagogique (CRDP) et deux écoles d’ingénieurs.


Amiens, Saint Leu Crédits : CRDP Amiens

Le populaire quartier Saint-Leu était un quartier actif avec ses moulins installés sur les multiples bras de la Somme et ses nombreux ateliers. L’industrialisation du XIXe siècle y a amené quelques usines, souvent textiles, toutes fermées aujourd’hui sauf une, orientée vers la confection.

Les anciens bâtiments industriels furent détruits lors des opérations d’urbanisme ou rénovés pour accueillir des étudiants ou de petites entreprises du secteur tertiaire.

Le quartier de la gare


Amiens, quartier Gare Crédits : CRDP Amiens

Un ambitieux plan de rénovation de l’espace Perret et, plus particulièrement de l’espace Gare-la Vallée s’engage sur une surface d’environ 100 ha, entre les installations ferroviaires et la rivière Somme. Le but était d’aérer un ancien quartier à vocation industrielle et de l’ouvrir aux investisseurs européens.

La rénovation et la construction d’un vaste pôle tertiaire ont été confiées aux architectes Paul Chemetov et Claude Vasconi.


Amiens, centre commercial, quartier gare - Amiens, centre commercial, quartier de la gare Crédits : CRDP d'Amiens

La modernisation du quartier a démarré par l’édification de l’ensemble « Amiens 2 ». Conçu d’abord comme un centre commercial avec boutiques multiples, hypermarché, restaurant, hôtel, gare routière et parc de stationnement souterrain.

il se transforme aujourd’hui en pôle d’activités tertiaires. Aux bureaux occupés par le rectorat de l’académie d’Amiens s’ajoutent ceux des entreprises de NTIC (nouvelles technologies d’Information et de communication) qui remplacent les commerces à l’activité insuffisante. 

Les collectivités territoriales mais aussi La SNCF et RFF ont été associés au projet qui devait notamment permettre de transformer le vaste local de la SERNAM en FRAC (Fonds Régional d’Art Contemporain), en prise sur un vaste jardin reliant la gare au fleuve.

Le phasage de ce projet porté à la connaissance de la population décline plusieurs étapes pour une durée totale de 15 ans.


Amiens, quartier Gare - CRDP Amiens

La rénovation de la gare d’Amiens en 2006-2008, construction de la canopée.

La canopée de verre montée sur des supports métalliques abrite les passants de la pluie. Cette structure insolite à laquelle on reproche de masquer la lumière aux logements adjacents et de se salir vite, s’inspire de la vaste baie qui habillait la gare avant la seconde guerre mondiale.

Elle est constituée de 7000 panneaux de verre d’un mètre carré chacun, allant des teintes gris au vert clair qui donnent un aspect minéral. Elle a été réalisée par la Société Viry (Grande Arche de la Défense, rénovation du Louvre, gare Saint-Charles à Marseille).

Avant les travaux, la gare du Nord d’Amiens, construite par Auguste Perret s’ouvrait sur une vaste place offerte à un trafic routier important.

L’espace Perret, profondément remodelé est désormais exclusivement piéton (à l’exception des bus et des taxis).


Amiens, gare Crédits : CRDP Amiens

L’accès aux quais s’effectue désormais depuis la place, à la suite de travaux de creusement sous l‘édifice. 

Depuis le quai de la gare, on aperçoit la tour Perret.


Amiens, quartier Gare - CRDP Amiens

La gare d’Amiens est mise en service le 20 juin 1846, soit quatre années seulement après la promulgation de la loi sur les chemins de fer. La France de la Monarchie de Juillet, suivant en cela l’Angleterre victorienne, décide donc de mettre en chantier le territoire national pour constituer un réseau ferré. Le plus grand programme de construction depuis … ?

La gare d’Auguste Perret


Amiens gare Crédits : CRDP Amiens

L’ensemble ferroviaire et routier de la place Alphonse-Fiquet s’impose par sa massivité et sa froideur. Contemporaine (1955-1958) et de même structure que la tour qui lui fait face, la gare Perret s’élève à l’emplacement de l’ancienne gare, totalement détruite le 19 mai 1940.

Pour sa réalisation, 3200 m3 de béton armé et 450 tonnes d’acier sont nécessaires. Résolument moderne, la gare doit tenir compte de nouveaux impératifs, dont l’électrification de la ligne Paris-Calais. C’est la raison pour laquelle Perret décide de la surélever. Construite en partie sur pilotis, la gare dessert par des escaliers plusieurs quais couverts. Vue du ciel,la gare Perret rappelle le vol d’une chauve-souris. Le grand hall, immense, est assez impersonnel, mais, comme au Havre, il incarne l’esprit et la technique architecturale d’Auguste Perret.

Centre ville, de la gare à l’hôtel de ville


Amiens centre Crédits : CRDP Amiens

En 2008, l’hyper-centre d’Amiens, c’est à dire l’axe ouest-est qui court de la gare jusqu’à la place de l’Hôtel de ville, en passant par les rues des Trois Cailloux et de Noyon, devient zone piétonne.
Le but affiché est de redonner une plus grande liberté de circulation aux piétions dans un espace dégagé et de renforcer l’attractivité des commerces, en facilitant leur visibilité et leur accessibilité.

Au-delà, il s’agit aussi de limiter l’accès de l’automobile dans ces rues que l’on souhaite voir devenir des lieux de promenade ».

À Amiens une ligne 8 de bus est ouverte, gratuite pour les usagers qui fréquentent ces rues piétonnisées. Des Velam sont également disponibles (313 réparties sur 26 stations).

La place de l’hôtel de ville


Amiens centre Crédits : CRDP Amiens

À l’arrière-plan, les bâtiments monumentaux de l’hôtel de ville, édifiés en craie et brique, ont été récemment ravalés. La grille qui fermait l’édifice a été symboliquement ôtée, faisant de la mairie un lieu ouvert aux citoyens et agrandissant l’espace piétonnier.

Entre les deux immeubles de brique rouge datant de la reconstruction après les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, on a créé un parc de stationnement souterrain.

L’esplanade qui le surmonte, réservée aux piétons et aux animations, comporte deux niveaux : le plus haut, à gauche, est dallé de briques ; le plus bas, à droite, de pierres. Entre eux passe un « ruisseau urbain » . L’architecte a fait volontairement pencher les lampadaire vers la droite

Rue de la République


Amiens, centre Crédits : CRDP Amiens

La rue de la République relie le carrefour central de la place Gambetta (vers la droite) aux boulevards intérieurs méridionaux, au niveau du cirque Jules-Verne (à gauche).

Rue « du pouvoir et du savoir » elle concentre sur sa rive est, la préfecture de la région Picardie, le siège du Conseil général de la Somme (avec leur vaste parc arboré en bas de la vue), l’antenne de la Banque de France, divers services du conseil régional et sur sa rive ouest, le musée de Picardie (au centre du cliché), la bibliothèque (avec ses trois ailes autour d’une cour gazonnée) prolongée vers l’arrière par la faculté de Médecine.

Quartier Coliseum
 
Amiens, Coliséum Crédits : CRDP Amiens

Cet espace situé sur la marge ouest de l’hypercentre, détruit lors des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, a donné lieu à un aménagement original.

Renonçant à reproduire la trame urbaine ancienne, le quartier est résolument nouveau. Divers équipements collectifs (caserne des pompiers, Maison de la Culture, stade, complexe sportif avec piscine et patinoire qui, récemment modernisé, est devenu le « Coliseum ») côtoient des immeubles de qualité bâtis en pierre.


Amiens, Coliséum Crédits : CRDP Amiens

Le complexe sportif créé dans les années 1960 sur la marge ouest de l’hypercentre a été rénové avec une piscine olympique, une vaste patinoire (digne d’une équipe de hockey sur glace championne de France en 1999), un espace de jeux aquatiques...

L’ensemble, rebaptisé Coliseum, est conçu dans un esprit architectural moderne comme celui de la Maison de la Culture, des halles et du centre commercial Amiens 2, près de la gare.

Le quartier Étouvie


Amiens, Etouvie Crédits : CRDP Amiens

Le quartier Etouvie voit son premier bâtiment s’élever en 1957.

Le choix d’immeubles en hauteur répond, dans les années 60 et 70 à la nécessité de loger une population en augmentation rapide, une population rurale qui émigre vers la ville exode rural massif avec l’industrialisation, alors que l’offre de logement est faible suite aux destructions de la guerre.

Pas chers, vite construits, ces immeubles répondaient aux attentes. Aujourd’hui dans le quartier, les problèmes sont davantage sociaux qu’architecturaux.

À Étouvie, les immeubles sortent de terre régulièrement jusqu’en 1977 Un centre commercial est construit.


Amiens, Etouvie Crédits : CRDP Amiens

Étouvie compte 2900 logements pour 10 000 habitants, 1 collège, 1 ensemble sportif axé sur le football. Le tissu associatif y est très développé.

Dans les années 1960, pour accueillir la population qui affluait à Amiens, dont celle qui travaillait dans la zone industrielle de Montières toute proche d’ici, on créa à l’ouest de la cité un nouveau quartier d’habitation : Étouvie. Selon la mode de l’époque, il ne comporte que des immeubles collectifs bâtis au moindre coût, mais avec des logements au loyer modéré comportant tous les éléments de confort. Le quartier qui rassemble 10 000 habitants possède les équipements indispensables à la vie collective : centre commercial, écoles, collège, centres sportifs et de loisirs...


Amiens, Etouvie Crédits : CRDP Amiens

À l’extrémité ouest de l’agglomération, au-delà de la zone industrielle de Montières (en bas à droite), sur les terrains plats du fond de la vallée de la Somme a été bâti dans les années 1960 le quartier d’Étouvie constitué d’immeubles collectifs de grande hauteur ou de grande longueur. Le site ne manque pas de qualité : la Somme coule à deux pas, avec son environnement verdoyant, ses étangs, son canal coupé d’une écluse. La plus grosse usine, avec ses immenses toits gris, appartient à la firme américaine Whirlpool dont les 850 salariés fabriquent 400 000 lave-linge et 500 000 sèche-linge par an. Desservie par la voie ferrée, placée à 1 km de l’échangeur autoroutier, elle vient de s’étendre, doublant sa production et créant un centre de stockage qui livre les machines dans toute l’Europe. La récente amélioration de la situation autoroutière d’Amiens explique cet essor. Entre l’usine et les immeubles s’étend, autour de son église, l’ancien village de Montières aujourd’hui intégré à la ville d’Amiens. À l’arrière-plan passe l’autoroute A16, Paris-Amiens-Calais.

La Hotoie, quartier situé au nord-ouest du centre ville


Amiens, la Hotoie Crédits : CRDP Amiens

Le quartier doit son nom à un parc dont l’origine remonte au Moyen Âge.

Situé à l’extérieur de la ville, il est un lieu de promenade pour les Amiénois.

Au XVIIe siècle, la Hotoie a l’aspect d’un jardin à la française, les massifs boisés entourant un plan d’eau avec, en son centre, une île. Les chroniqueurs de l’époque indiquaient que seuls les nobles pouvaient s’y rendre en barque.

Au milieu du XIXe siècle, lui succède un jardin anglais, moins ordonnancé, plus romantique.

Cet espace vert est peu à peu absorbé par le développement de l’agglomération.

Du centre ville, les Amiénois y accèdent à présent par les boulevards extérieurs, où Jules Verne fit construirele cirque.

Dans une des zones paysagères de la Petite Hotoie s’est installé en 1952 le Parc zoologique, qui voisine ainsi avec le terrain de ballon au poing, la discothèque, le Pavillon bleu.

Le parc de la Hotoie accueille toujours les promeneurs et les sportifs, la foire de la Saint Jean mais il a bien changé d’aspect avec la construction d’un lycée et de barres d’immeubles.

Le quartier Saint-Ladre au nord ouest d’Amiens


Amiens, Saint Ladre Crédits : CRDP Amiens

 La vue, prise du sud vers le nord, montre la terminaison septentrionale de l’agglomération sur la campagne du plateau picard. Village de pavillons individuels avec jardins, disposés en apparent désordre au long de rues sinueuses. 

La rocade autoroutière traverse la vue d’est en ouest. Par un échangeur elle donne accès à l’axe nord-sud qui mène au centre-ville (vers le bas), à Lille (vers le haut).


Amiens, saint Ladre Crédits : CRDP Amiens

Le long de ces voies rapides se sont installées une zone commerciale (dont un hypermarché, des magasins de meubles, d’appareils ménagers, de bricolage...) et une zone d’industries et d’entrepôts (textiles Lee Cooper, ateliers municipaux...).

Le quartier de Renancourt


Amiens, Renancourt Crédits : CRDP Amiens

L’ouest d’Amiens est devenu au cours des années 1990 un des lieux à aménager.

Le quartier de Renancourt a tout d’abord accueilli l’échangeur autoroutier n°19 de l’A16, celle-ci achevant le contournement ouest et sud de l’agglomération amiénoise.

Ce désenclavement était le préalable à de futurs projets immobiliers et culturels : le stade de football de la Licorne (20000 places) inauguré en 1999, le Zénith, une salle de spectacle (6000 places) achevée en 2008.

L’habitat, des immeubles de quelques étages, espacés et entourés d’espaces verts, colonise le quartier voisin de Montières ou du faubourg de Hem.

Quartier de la Vallée des Vignes


Amiens, vallée des Vignes Crédits : CRDP Amiens

L’extension de l’agglomération vers le sud s’est accélérée récemment avec l’urbanisation de l’espace dénommé Vallée des Vignes, à l’Est de la route Amiens-Beauvais.

Au centre : l’espace résidentiel avec ses pavillons individuels et ses petits immeubles collectifs de qualité.

À droite comme à gauche : ateliers, entrepôts, bureaux, commerces.

Au second plan s’étale le coeur de la ville, avec en haut à gauche : la zone industrielle de Montières et le quartier d’Étouvie, et en haut à droite : le vaste ensemble industriel Nord.


Amiens, vallée des Vignes Crédits : CRDP Amiens

La nouvelle zone d’activité de la Vallée des Vignes, principalement tertiaireassocie de grandes surfaces commerciales, des restaurants, des bureaux, un pôle de santé...

Le quartier du Pigeonnier, extension nord de l’agglomération d’Amiens


Amiens, le Pigeonnier Crédits : CRDP Amiens

Les premiers immeubles construits dans la décennie 1960 furent des collectifs de type HLM disposés en barres parallèles, longues de plusieurs centaines de mètres. Leur arrangement contraste fortement avec le tissu urbain ancien visible à gauche. 

À droite : un lotissement de pavillons individuels dont l’alignement atteste la période de création (autour de 1970).

Amiens, le Pigeonnier Crédits : CRDP Amiens

Le plateau crayeux offre aux portes de la cité de vastes terrains plats, bon marché où l’on pouvait installer rapidement tout à la fois une zone industrielle (arrière-plan gauche), une zone d’habitation (second plan), une zone commerciale (premier et second plans), un hypermarché dont on voit (au centre) le toit gris et le parc de stationnement.

Les années 1980 virent la création des jardins ouvriers (terre brune au centre du cliché, en arrière des maisons individuelles alignées), d’une zone pavillonnaire aux rues sinueuses (arrière gauche), l’enrichissement du centre commercial par divers commerces de meubles, d’électroménager, de bricolage... l’implantation d’un lycée. En haut, traversant la vue d’ouest en est, la rocade autoroutière croise l’axe sud-nord qui venant du centre-ville se dirige vers Lille.

Les quartier est habité en partie par une population en difficulté.

Le centre commercial


Amiens, centre commercial, quartier nord - Amiens, centre commercial, quartier nord Crédits : CRDP d'Amiens

Le centre commercial nord d’Amiens est représentatif de ces centres qui s’installent à la périphérie des grandes villes sur des espaces disponibles à moindre coût, accessibles en voiture. Ce centre est aujourd’hui l’un des principaux centres commerciaux d’Amiens.

Amiens Longpré


Amiens Longpré Crédits : CRDP Amiens

L’agglomération amiénoise continue de s’étendre en grignotant la campagne voisine. Ainsi ce lotissement tout récent avec ses pavillons individuels que borde la voie ferrée Amiens-Abbeville-Calais, à deux pas de la Somme.

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Picardia ; CRDP Picardie

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