Airaines

Commune de la Somme

De de ce village historique, il ne reste quelques vestiges de ses édifices romans (le prieuré), de ses solides défenses et des industries qui s’y développèrent au XIXe siècle. L’offensive allemande de 1940 a détruit la ville et sa prospérité.


Prieuré d’Airaines - Prieuré d'Airaines Crédits : CRDP d'Amiens

Informations

  • Département : Somme
  • Arrondissement : Amiens
  • Canton : Molliens-Dreuil
  • Gentillé : Airainois, Airainoises
  • Altitude : 30 mètres
  • Adresse de la mairie : 8 place du 53e RICMS
  • Code postal : 80270
  • Code INSEE : 80013
  • Nombre d’habitants : 2207 habitants en 2008
  • Jumelage : Kriftel en Allemagne

Histoire

Autrefois gouverné par Renaud seigneur de Saint Valéry qui reçut de Baudouin III, roi de Jérusalem et comte de Bourgogne de pouvoir construire de solide défense, il remplace une ancienne motte féodale en bois par un château en pierre blanche, le château de l’abbaye. Puis, vingt ans plus tard, une autre forteresse est construite à quelque mètres.

Le château de l’abbaye devient le siège d’une sénéchaussée après être passé au roi d’Angleterre Edouard 1er (comte du Ponthieu ) par alliance en 1278.

En 1346, lors de la guerre de 100 ans, les Anglais commandés par Edouard III, se cachent à Airaines après avoir incendié les villages de Poix et Sélincourt. Ils sont chassés par les Français qui les poursuivent et fuient vers la mer brûlant Oisement et le gué de Blanquetage. Les Anglais sont victorieux à Crécy où meurt le Seigneur d’Airaines, Jean de Croy.

La ville est souvent prise et reprise et souffre des conflits perpétrés tantôt par les français, tantôt par les partisans du Duc de Bourgogne allié des Anglais. En 1589, le château d’Airaines est démantelé après le passage de la ligue et l’industrie textile se développe dans l’Amiénois. Airaines devient prospère et on reconstruit le château, l’échevinage et l’église Saint Denis.

À partir de 1860, 17 moulins sont construit dans la ville qui faisaient partie des 27 de la vallée de la Somme qui fabriquent de l’huile et font prospérer 2 savonneries. En 1890, les tissus sont produits de façon mécanique dans les ateliers de tissage qui produisent de la broderie, du velours et du jute. La première usine électrique est créée en 1895 au Moulin Galland. Cette année marque aussi l’arrivée du chemin de fer. Jusqu’en 1940 la ville prospère, puis l’offensive allemande détruit la ville et sa prospérité.

Les monuments d’Airaines

Le département de la Somme, et la région picarde dans son ensemble, ne possède malheureusement que très peu d’églises anciennes sur son sol. Les raisons en sont l’usure du temps, les catastrophes naturelles – la foudre et l’incendie -, mais surtout les guerres (les deux guerres mondiales notamment) et l’appétit de bâtir des populations rurales du XIXe siècle, de leurs prêtres et de leurs édiles. 

De l’époque romane notamment, la Picardie ne possède que quelques monuments. Un petit nombre sont à peu près complets. Le plus souvent, ne subsistent que quelques vestiges, quelques éléments d’architecture datant d’avant le XIIe siècle.

  • L’église Notre Dame est construite vers 1130, elle est considérée comme le plus anciens monument du diocèse d’Amiens, son architecture est une transition du roman au gothique.

On peut y admirer les voûtes en berceau d’arêtes et d’ogives et une cuve baptismale sculptée du XIe siècle qui peut contenir une personne entière.

Classée aux monuments historiques par liste de 1840

  • La chapelle seigneuriale avec un autel massif du XIIe siècle et deux pierres tombales de Henri sire d’Airaines et de sa femme.
  • L’église Paroissiale Saint Denis
  • Les Tours de Luynes , vestiges d’un ancien château dont restent les deux tours hexagonales datant du XVIIe siècle. Le château fut restauré en 1620 par le duc de Luynes Charles-Philippe d’Albert
  • Le prieuré, classé monuments historique (journal officiel du 22 novembre 1932)

Le Prieuré, détruit en 1422 par les Bourguignons est reconstruit au XVIe siècle et vendu comme bien national à la Révolution.

Le prieuré d’Airaines, peint à l’aquarelle, par Oswald Macqueron en 1863, ne présente que quelques vestiges de ses origines.
Il a été construit peu après l’église de la commune, vers 1130, et dépendait à l’origine de la Congrégation de Cluny. Sa façade monumentale s’inscrit dans un vaste triangle. La toiture aiguë suit la pente du pignon et descend très bas, donnant à l’édifice un aspect pittoresque. Son portail typique est dépourvu de tympan.
Détruit par les Bourguignons en 1422 et reconstruit vers 1550, il est vendu en tant que Bien national sous la Révolution.

Le monument, ainsi que le site, sont actuellement entretenus et mis en valeur, depuis la fin des années 1970, par les soins de l’ Association des Amis du prieuré . Il abrite chaque année une exposition présentant les œuvres d’un grand artiste du XXe siècle (Alechinsky, Braque, Manessier, Miro, Soulages).

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Zothop ; CRDP Picardie

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